Ocytocine et travail au bureau : les liaisons vertueuses
Ocytocine et travail au bureau : les liaisons vertueuses Ocytocine et travail au bureau : les liaisons vertueuses

Ocytocine et travail au bureau : les liaisons vertueuses

Location de bureaux équipés
Le 19/01/2021

Ocytocine et travail au bureau : les liaisons vertueuses

Le titre de cet article vous surprendra peut-être ou du moins vous intriguera. Qu'est-ce que l'ocytocine et en quoi travailler au bureau peut favoriser sa sécrétion pour vous rendre plus heureux ? Si l'année 2020 vous a parfois inquiété ou rendu anxieux, il est temps d'en connaitre une partie des raisons profondes ! BURO Club a exploré pour vous les bienfaits de la combinaison entre l'ocytocine et le travail au bureau. Prenez du temps pour lire cet article : le bien être est peut-être au rendez-vous pour bien démarrer 2021 !

Qu’est-ce que l’ocytocine ?

Sans utiliser un langage scientifique parfois complexe à comprendre, essayons de décrire simplement l’ocytocine. Tout le monde connait les avantages de la sérotonine, de la dopamine ou de l’endorphine. Cette dernière est notamment produite après une séance de sport, provoquant ainsi cette fameuse sensation de doux plaisir et d’apaisement après un bon footing ou une bonne séance de vélo.

L’ocytocine est probablement la moins connue des hormones dites « du bonheur » et « du plaisir » mais c’est une composante essentielle de notre bien-être. Elle a été découverte par le britannique Henry Dale au début du XXème siècle. Elle est générée par l’hypothalamus et souvent décrite comme l’hormone générée lors des relations sociales affectueuses, amoureuses ou positives. Ainsi, un compliment de son manager, une interaction amicale avec un de vos contacts ou simplement un bon déjeuner avec des amis (dans le respect des règles sanitaires gouvernementales !) suffisent à sécréter de l’ocytocine.  Passer du temps avec des personnes qu’on apprécie et qu’on aime est le meilleur moyen de faire le plein d’ocytocine car ne vous fatiguez pas à essayer de la trouver ailleurs : elle n’est présente dans aucun aliment !

Pour vulgariser nos propos, nous pouvons dire que l’ocytocine est l’hormone des relations sociales et de l’affection, favorisant les liens entre les personnes (un couple marié, une mère et son fils, 2 amis….). Plus on interagit socialement (et positivement) plus on en génère… et plus on se sent apaisé et bien dans sa peau.

Ainsi, on comprend peut-être un peu mieux les témoignages, largement recueillis par les médias pendant ces derniers mois de pandémie, faisant état d’anxiété, de stress et de mal être des personnes qui ont été obligées de se confiner et/ou qui ont dû changer drastiquement leurs habitudes sociales et de travail. Elles ont fortement réduit leurs interactions professionnelles (le télétravail ne permettant pas de voir ses collègues et ses clients dans la vie réelle) et leurs relations familiales/sociales (on voit moins sa famille ou ses amis, confinement ou couvre-feu obligent). Ce ne sont pas les sorties autorisées de 1 heure pendant le confinement qui ont changé les choses : beaucoup de personnes sont probablement en déficit d’ocytocine … sans le savoir !

Pourquoi votre ocytocine a probablement baissé ces derniers mois ?  

Il est clair que le recours partiel ou total au télétravail a permis, au pic de la pandémie et à un grand nombre de personnes, d’assurer leurs missions professionnelles tout en participant à l’effort collectif indispensable pour lutter contre la COVID-19. 

Malheureusement, il a aussi provoqué des déséquilibres comme justement la diminution drastique des relations au sens large du mot et donc de l’ocytocine, pourtant vital à notre bien-être.  La revue Nature Neuroscience à mis en avant que le contact tactile activerait la sécrétion d’ocytocine et donc la promotion des relations sociales. Or, ces derniers mois, point de serrage de mains, de bises entre collègues ou de gestes amicaux et bienveillants dans le monde professionnel : la mise en place des gestes barrières, indispensables pour lutter contre cette pandémie, a réduit à néant le contact physique entre individus dans le monde professionnel.

Comment retrouver un niveau d’ocytocine et de bien être dans le monde du travail ?

Comme les gestes barrières sont toujours d’actualité en ce début 2021, il apparait impossible, pour le moment, de reconstituer un « stock » d’ocytocine par le contact physique « d’avant ». Alors comment faire ?

  • Ne restez pas isolé professionnellement parlant. Télétravailler ne signifie pas uniquement rester chez soi, rivé sur son ordinateur et son téléphone.  Quand votre fonction et votre entreprise le permettent, vous pouvez déjà alterner le « travail à la maison » et aller sur votre lieu de travail habituel. Cette alternative est loin d’être la seule. En effet, bon nombre de travailleurs, auparavant basés 100% dans les bureaux de leur entreprise,  alternent désormais quelques jours dans l’entreprise avec les autres journées dans un centre d’affaires proche de leur domicile. L’ avantage est triple : vous diminuez drastiquement votre temps de trajet domicilie-lieu de travail habituel (dans certains cas, vous pouvez y aller à pieds), vous restez dans un environnement professionnel, privatif et équipé de tout le nécessaire pour travailler (adieu les chaises inconfortables de votre domicilie, les connections internet capricieuses « at home », ou encore les tentations multiples du travail à la maison pour certains), …. et vous reconstituez votre ocytocine en interagissant avec les autres, dans le respect des règles sanitaires en vigueur.
  • Multipliez les attitudes générant l’ocytocine. A l’identique de la culture des gestes barrières, qui permettent indiscutablement de lutter contre la pandémie, cultivez les gestes « ocytoniens » ! Ainsi, avoir une attitude bienveillante avec vos collègues et vos proches, prendre le temps de discuter avec ses amis, ses voisins et même des inconnus au hasard d’une rencontre sont un bon début. De même, exprimer des mots affectueux avec vos proches, exprimer sa gratitude (dire merci !) ou vous accorder des petits plaisirs simples (acheter votre pâtisserie favorite après avoir discuté un peu avec votre pâtissier artisan !) sont autant d’attitudes qui feront grimper votre ocytocine et donc votre bien être.

Ces recommandations peuvent paraître simples voire simplistes, mais dans un monde où le stress, le culte de la performance ou le renforcement d’une certaine forme d’égoïsme prennent parfois le dessus, vous verrez que ces attitudes ne sont pas si simples à appliquer.

Une étude scientifique réalisée entre les années 80 et 2000 par des psychologues de San Diégo résume bien le propos : un panel de psychologues a étudié et suivi plus de 4.000 personnes dans la ville de Framingham. L’objet était d’étudier leurs relations sociales tout au long de ces années, avec leurs proches, leurs amis et leurs collègues. Les résultats de cette étude sont éloquents et peuvent se résumer en une phrase : les individus interagissant avec des personnes heureuses et porteuses d’attitudes positives étaient bien plus dans le bien être que celles qui côtoyaient des personnes tristes et/ou aux mauvaises habitudes !

Finalement, le fonctionnement de l'ocytocine ressemble un peu à la citation de Malek Bensafia : " Le bonheur est comme un parfum, on le porte sur soi pour le faire respirer aux autres". Alors , provoquez les bonnes attitudes, au travail comme dans la vie sociale et familiale, prononcez des paroles positives : vous ferez le plein de ce trésor méconnu qu’est l’ocytocine et vous le ferez respirer à votre entourage  !

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